Première approche des micro-entreprises d ‘Antioquia

Nous avons eu un premier contact avec Juan Sanchez, le chef des projets de micro-entreprises dans la vallée de Lurin. De formation économique, Mr Sanchez fut entre autre membre du « Secretariat of the Latin American Consortium on Agroecology and Development ».

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Il travaille actuellement pour l’ONG Global Centre for Development and Democracy, plus précisément dans la branche du « développement territorial et génération d’emploi dans la vallée de Lurin ». L’organisation comporte d’autres sections proposant d’autres projets comme par exemple celui de l’inclusion digitale visant le développement de l’accessibilité à internet et donc à l’information.  Cette ONG a été créée par le président Alejandro Toledo qui était en fonction entre 2001 et 2006. Leur mission est de promouvoir  la démocratie et l’autosuffisance économique des pays en voie de développement en implémentant des solutions pratiques et durables, dans une optique de promotion  du bien-être des individus (spécialement des femmes).

Présentons maintenant Antioquia, la petite ville dans la vallée de Lurin dans laquelle nous allons réaliser notre projet. La vallée de Lurin est une région rurale et pauvre, se trouvant à plus ou moins deux heures de Lima et regroupant 10 districts dont Antioquia.  Ceux-ci se situent entre 1500 et 4000 mètres d’altitude. Cette vallée est traversée par une des trois rivières principales de Lima, d’où l’importance de l’activité agricole. Néanmoins, cette vallée rencontre de gros problèmes liés à l’approvisionnement d’eau. En effet, au Pérou, il ne pleut que deux mois par an et encore, en fonction de la région…  (dans cette vallée, ils ne connaissent que le printemps et l’été). Le climat péruvien comporte plus de 80% des microclimats du monde, principalement du côté ouest grâce au Pacifique, et du côté est grâce a l’Amazonie. C’est pour cela qu’ils ont la chance de pouvoir produire leurs  fruits et légumes tout au long de l’année.

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Il est bon à savoir que la production de ces micro-entreprises est principalement vouée à  une consommation locale plus qu’à une réelle exportation. Néanmoins un nouveau projet est en cours : l’ONG travaille en partenariat avec  les institutions locales afin d’établir un nouveau label qui leur permettrait d’exporter leurs produits à Lima (dans le but de varier un peu leur activité). Cependant ce nouveau projet est soumis à beaucoup de conditions, il faut en effet l’accord du ministre, du gouvernement, etc.

A travers ce projet supervisé par Juan Sanchez, l’ONG travaille sur place avec  les locaux sur deux niveaux différents :  le premier consiste en l’amélioration de la qualité des produits en général  (le gout, l’aspect, etc.);  le deuxième, lui, concerne la valeur ajoutée de ces produits (la production de jus, de confiture, etc.) La valeur ajoutée à  cette production passe principalement par les agro-industries, qui elles sont essentiellement dirigées par les femmes. En effet, les micro-entreprises directement liées à  l’agriculture nécessitent un travail plus « physique », c’est pour cela qu’elles sont généralement dirigées par des hommes. Les femmes quant à elles ont des capacités plus liées à des tâches telles que la production des produits finis (jus, confiture, etc.),  le commerce, la vente et le tourisme. En effet le tourisme rural se développe de plus en plus dans cette vallée. C’est la raison pour laquelle les micro-entreprises de femmes sont assez présentes, car elles ont cette facilite sociale propice au tourisme (ce n’est pas pour rien que nous sommes une majorité de filles en communication…)

L’optique générale de ce projet est donc de les instruire, de les former pour améliorer leurs capacités de production afin qu’ils puissent gérer au mieux leurs  propres  entreprises, de façon autonome et sur le long terme. Cette formation se fait sous forme d’accompagnements  sur le terrain avec des professionnels envoyés par l’organisation, comme par exemple des bio-ingénieurs ou autres. L’instruction est vraiment la clé de ce projet ! Ils visent en effet plus la transmission de savoirs et de techniques plutôt qu’un don financier dont ils ne sauraient au final pas trop quoi faire.

Après cette interview très enrichissante, autant au point de vue humain qu’informationnel,  nous sommes impatientes de descendre dans la vallee de Lurin, pour découvrir ce projet par nous-mêmes et d’aller à la rencontre de ces gens.

Merci pour votre lecture et à très bientôt!

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